Après la berline et la version sportive (ISF), nous essayons aujourd’hui la déclinaison cabriolet de son IS. Au programme, pas de capote mais un toit rétractable en 20s, un équipement luxueux mais également une plastique superbe.
DEHORS
Le cabriolet ressemble en de nombreux points à la berline. Toutefois, il ne faut pas se fier aux apparences car les seuls éléments communs sont les poignées de portes, les rétroviseurs, le capot et les projecteurs avant. Tout le reste est spécifique afin de mieux correspondre à la nouvelle partie arrière. La face avant est quasi identique mais c’est surtout de profil que l’on se rend compte des évolutions. Ainsi, le pare-brise est beaucoup plus incliné et la longueur a gagné 5cm dus à l’augmentation du porte-à-faux arrière. La poupe est bien évidemment inédite avec notamment un couvercle de malle assez imposant. Malgré les 4.64m, l’ensemble est très harmonieux que ce soit en cabriolet ou en coupé.
L’un des principaux atouts de cette nouvelle Lexus IS réside dans sa cinématique de toit qui est tout simplement la plus rapide du marché avec seulement 20s pour exécuter la manœuvre de décapsulage. Entièrement automatique, elle replie le toit en 3 parties dans un joli ballet qui nécessite malheureusement que le bouton de commande situé sur le coté gauche du volant soit maintenu enclenché.
DEDANS
Avec sa longueur confortable, la Lexus est un vrai cabriolet 4 places. Les places arrière n’ont rien d’exigus et les longs trajets ne seront pas réservés aux enfants. Quatre adultes peuvent entreprendre un voyage sans arrêt le temps d’un plein. C’est surtout l’accessibilité à ces places arrière qu’il faut saluer car les sièges avant coulissent automatiquement suite à la pression sur un bouton. Cela n’a rien d’exceptionnel mais c’est bien pratique.
En ce qui concerne le coffre, Lexus souffle le chaud et le froid. Quand le toit est en place, la capacité de chargement est très intéressante avec 583l, ce qui permet de voyager avec des bagages en toute tranquillité. En cabriolet, en revanche, il faudra faire des choix puisque le volume tombe à 235l soit l’équivalent d’un sac de golf ; cela peut suffire à certains.
La Lexus IS250C est disponible avec seulement deux finitions dénommées Pack Luxe et Pack Exécutive.
Dès le premier niveau, la dotation est plus que complète. Elle se compose notamment de l’ABS avec répartition électronique de la puissance de frei- nage et aide au freinage d’urgence, du contrôle de motricité et de stabilité, de la direction assistée électrique asservie à la vitesse, de 6 airbags, des jantes 18 pouces, des sièges en cuir, électriques et chauffants à l’avant, du régulateur de vitesse, de la climatisation automatique, du système d’ouver- ture et de démarrage intelligent sans clé et des radars de stationnement avant et arrière.
Si vous optez pour la finition haut de gamme, vous aurez droit aux sièges avant en cuir ventilés à mémoire, à la navigation avec caméra arrière d’aide au stationnement, au système hifi Mark Levinson à 12 haut-parleurs, aux phares directionnels bi-xénon.

SUR ROUTE
Pour mouvoir son cabriolet, Lexus a décidé d’installer le V6 2.5l 208ch de la berline qui est pour l’occasion couplé à une boite automatique à 6 rapports. L’idée semble séduisante et dès les premiers tours, on prend plaisir à cruiser au volant de la belle. Certes, les 208ch peuvent paraître un peu court pour déplacer les 1 700Kg de l’auto mais il ne faut oublier que la vocation première d’une Lexus est de séduire le conducteur américain habitué à se laisser rouler sur le couple. Les dépassements nécessitent un coup d’accé- lérateur franc afin de s’assurer un coup de pied au fondement. Résultat, pour
effectuer certains dépassements, il ne faut pas hésiter à appuyer fortement sur la pédale d’accélérateur et surtout s’y prendre à l’avance. Une autre solution consiste à enclencher le mode Power de gestion de la boîte permettant d’exploiter au mieux les 6 rapports. Dans l’ensemble, l’IS 250C reste très homogène et vous permet de profiter pleinement du plaisir de rouler cheveux aux vents. Vous l’aurez compris, cette IS250C n’est pas faîte pour la conduite sportive. Préférez une conduite tranquille, le bras à la portière sur la Riviera et vous serez comblé.
Dans ces conditions, le confort à bord n’est jamais pris en défaut et la voiture vire à plat dans tous types de virages. Pas de dérobades du train arrière même dans les ronds points abordés à vitesse soutenue. En outre, le freinage est d’une efficacité à toute épreuve, y compris sur revêtement dégradé. L’IS 250C rassure par son comportement très sain et peut être prise en mains par tout un chacun.
EN CONCLUSION
Avec cette IS250 C, Lexus souhaite faire de l’ombre aux modèles allemands. Plus qu’agréable à regarder, bien finie et richement équipée, cette IS250C semble une alternative plus qu’intéressante pour un conducteur à la re- cherche de style et désireux de faire preuve d’originalité. J’achète…
Tarifs à partir de 49 900€.



